melodie roux enfance
1 mai 2018

On peut sortir la fille de Varennes mais on ne peut pas sortir Varennes de la fille

vivre
Mélodie Roux

Je suis Varennoise. Vous demeurez à Varennes? Vous l’êtes alors vous aussi. Mais, quand je m’y promène, je remarque ce lien privilégié que j’ai avec cette ville. De par toutes ces histoires qui s’y sont passées et qui concernent ma famille.

D’abord, il y a ma mère qui est née à Varennes aussi. Petite, elle demeurait dans l’école J.-P. Labarre. Il y avait à ce moment-là un appartement dans l’école. Mon grand-père était le concierge de l’établissement et à l’époque, ces derniers étaient logés sur place avec leur famille. Ma mère me raconte parfois encore qu’elle enviait ses amis qui devaient marcher le matin pour venir en classe. Elle les voyait arriver par la fenêtre. D’un autre côté, elle et sa sœur pouvaient jouer dans le gymnase le soir. Imaginez le plaisir! En allant reconduire mes enfants à la garderie chaque matin, je croise ces immenses arbres qui bordent la rue d’Youville et qui ont été plantés par mon grand-père que je n’ai jamais pu connaître, puisqu’il est décédé très jeune. Plus tard dans sa vie, alors qu’elle travaillait au Varennes Pizzeria, ma mère a rencontré mon père. Elle était plongeuse et mon père était à la cuisine. Il s’organisait pour laver les plus gros chaudrons avant qu’elle arrive. (J’entends jusqu’ici vos cris de jalousie, mesdames!) C’est encore l’histoire de cette rencontre que je vois lorsque je passe devant le restaurant.

Quand j’étais petite, ma grand-mère, très croyante, qui demeurait sur la rue Sainte-Anne (fait intéressant, c’était très pratique pour aller faire pipi lors des soirées de la St-Jean-Baptiste), chantait dans la chorale de l’église. J’y allais parfois avec elle. Il arrivait aussi qu’elle m’emmène servir la messe. J’ai ce rapport très privilégié avec la magnifique basilique Sainte-Anne qui me rappelle tant ma grand-maman Gaby, qui nous a tant gardés ma sœur et moi.

À l’adolescence, j’ai travaillé mes étés pour la Ville de Varennes. Au camp de jour pour commencer et à l’animation culturelle par la suite. Devinez où étaient nos bureaux? À l’école J.-P. Labarre! Ce qui me rappelait assurément l’enfance de ma mère mais surtout qui me permettait d’aller dîner avec ma grand-mère puisque j’étais tout près. Au début des années 2000, c’est moi qui présentais les artistes sur scène aux «Jeudis de la cité». Les cinq jeudis de l’été où il y avait foule sur le parterre de l’hôtel de ville. Quelle chance j’avais de pouvoir croiser tous ces artistes! C’était vraiment le début de mes amours pour l’organisation culturelle.

Mais, à 20 ans, comme bien des jeunes de Varennes, j’ai eu envie d’aller voir ailleurs. J’ai quitté pour aller rester à Montréal. De Hochelaga à Lachine, j’y suis restée 13 ans! J’ai adoré cette immense ville, remplie de beauté et de diversité, qui m’en a appris sur l’histoire et la tolérance. Jusqu’à ce que… Je tombe enceinte en 2012 et que l’APPEL revienne! Le goût que, comme j’ai pu le faire enfant, mes enfants parcourent la ville en vélo avec leurs amis, qu’ils lancent des roches dans l’eau au parc de la commune. Le goût qu’ils grimpent dans la toile d’araignée au parc Pierre-Boucher. Le goût qu’ils s’amusent au parc Pré-Vert. Le goût qu’ils croient eux aussi qu’il y avait des monstres dans la rivière Saint-Charles. (J’aimerais bien savoir qui avait lancé cette rumeur…) Le goût d’être près de ma famille, de leur famille. Le goût qu’ils soient Varennois eux aussi. Varennes, cette BELLE ville, dynamique, sécuritaire, que l’on aime profondément et qui est bien difficile de sortir de nous. Parce que, Varennes, c’est notre famille!

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Crédits photo : Mélodie Roux

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